Ritchie Hawtin : le Soulages de la musique électronique ? |
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Tags : Mood for... Guest, musique électronique, Ritchie Hawtin
A l’occasion du dernier podcast du maître incontesté de la techno minimale sur Tsugi, et du succès de l’exposition de l’artiste peintre, revenons sur le parcours assez particulier de Ritchie Hawtin. Anglais de naissance, canadien de nationalité, gravitant autour de Detroit pendant sa jeunesse et maintenant exilé en Allemagne, l’homme à la mèche blonde a toujours été à l’avant scène d’une techno dépouillée de toute artifice mélodique et reposant sur des basses surpuissantes.
Malgré la dureté du son de ses productions et celles de son label M-nus, Ritchie Hawtin aka Plastikman créé néanmoins l’unanimité, qu’il s’agisse du petit landerneau journalistique électro, du ministère français de la culture (pour lequel il a créé des installations sonores), du comité international olympique (pour lequel il a composé la musique des Jeux d’Hiver à Turin en 2006) ou tout simplement des foules qu’il déplace à chacun de ses passages.
Et pourtant force est de constater que les titres produits ne sont pas des plus accessibles.
Ainsi Spastik en 1993 est une audace en soi : créer un titre en utilisant uniquement une boîte à rythme : la TR 909 (un peu comme si on demandait à un batteur de créer un titre avec une seule batterie)
Spastik – Plastikman (Les basses rendues par Youtube sont très loin de la réalité)
Prônant un son réduit à son minimalisme le plus strict, Plastikman décide de rajouter un synthétiseur de basse, une TB303 afin de varier un peu son travail :
Electrostatic – Plastikman – 1995
Une nouvelle voie, plus atmosphérique, plus adoucie, mais toujours aussi ascétique et sombre s’engage avec l’album Consumed en 1998, qui reste encore pour beaucoup de fans, l’oeuvre majeure de Ritchie Hawtin.
Consumed – Plastikman (Album Consumed) 1998
Hormis le maxi « orange », bombe techno parue en 1999, l’anglo-canado-detroitien-pas-encore-allemand se consacre au mix et à son label M-nus. Comme son collègue Jeff Mills, il s’attache à faire évoluer le rôle du DJ vers plus de performance « en live » ainsi son projet DE9 mêlant platines, boîte à rythme et rack d’effet et utilisant, rebouclant à l’infini des morceaux d’autres artistes. On est loin d’une simple transition entre 2 titres.
Plastikman – DE9 – Transitions (2005)
Minimalisme, abstraction, noirceur … ça ne vous rappelle rien ? allez encore un petit titre pour vous évoquer l’artiste peintre :
Plastikman – I Don’t Know (album Closer) 2003





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