Laurent Garnier : petite sélection subjective et non exhaustive |
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Tags : compilations, f communications, Histoire de la musique électronique, Laurent Garnier, Mood for... Guest, st germain
Laurent Garnier est certainement la personnalité de la scène électronique la plus connue des Français qui ait réussi à conserver son indépendance et son authenticité en cherchant toujours des voies artistiques peu accessibles. A cela deux raisons à mon sens :
1 – La figure tutélaire du pionnier français de la musique électronique moderne
Revenant de Manchester dès le début des années 90, Laurent Garnier lance les premières soirées électroniques « Wake Up » dans la capitale Française. Le titre éponyme de ces soirées fait un carton dès sa sortie.
Laurent Garnier Wake Up 1993
Figurant dans de multiples compilations et dans la programmation tardive de nombreuses boîtes de nuit, ce titre fait accéder Laurent Garnier LE DJ et organisateur de soirée au rang de producteur techno.
A cette époque internet est encore l’apanage des scientifique, la techno considérée comme une hérésie musicale, mais les CD se vendent et permettent à Laurent d’envisager de monter son label ainsi qu’un début d’avenir.
Très vite il monte le label Fnac Music avec son ami Eric Morand (futur président de Technopol) et enchaîne les productions en solo ou avec des amis. Acid Eiffel est particulièrement représentatif des productions de l’époque
Laurent Garnier, Shazz et Ludovic Navarre (aka St Germain) : Acid Eiffel
2 – Des partis pris artistiques osés et un éclectisme certains
A l’époque, le Garnier est étiqueté (à juste titre d’ailleurs) DJ Techno, mais comme tout DJ, Laurent aime avant tout faire découvrir des talents. Fnac Music ferme les portes (le label est une collaboration avec l’enseigne du même nom) et se transforme en F Communications, dont la signature « Electronic With No Limits » revendique avec force la volonté d’indépendance et d’absence de cloisonnement de ses 2 créateurs (Eric Morand est toujours de la partie). Aux côté de la techno de Scan X se mêlent les aventures psychédéliques de Juantrip, la house sexy de Llorca et de Shazz, les collages sonores de Mr Oizo, la soul nordique de Jori Hulkkonen et surtout, la house jazzy de St Germain. Avec la sortie de l’album « Boulevard » en 1995, en pleine période French Touch donc, le label démontre qu’on peut faire autre chose que de la house filtrée.
St Germain : Street Scenes
Pendant ce temps là Laurent Garnier continue le sillon techno avec plusieurs maxis dont le percutant « Crispy Bacon« .
Laurent Garnier : Crispy Bacon live à l’Olympia
La version ici choisie n’est pas anodine puisque qu’avec son concert à l’Olympia Laurent Garnier accède au rang d’artiste de haute stature malgré des choix artistiques très éloignés des programmations radio. La victoire de la musique obtenue en 1998 pour son album « 30″ y est aussi pour beaucoup.
Reconnu pour ses choix, l’infatiguable éclectique va alors mélanger ses influences dans ses productions :
Plus loin dans le Jazz, avec L’album « The Sound Of The Big Babou » et l’ultra tube « the man with the Red face« , bien sûr, mais aussi plus loin dans le métissage des genre au travers de productions plus personnelles et bien moins entendues comme son album « The cloud making machine« , ovni multi-sonores bien plus déroutant que la plupart de ses productions.
Laurent Garnier : The Cloud Making Machine (Petit Medley, attention ça déroute je vous ai dit)
Et maintenant ?
F communications est en « sommeil ». Le dernier album du pionnier est paru en 2009 chez Pias « Tales of a Kleptomaniac« , mais le vieux lion est toujours vivace, navigue entre les genres : rock, hip hop, broken beat, drum n bass, trip hop, house techno et déborde de créativité.
Le Laurent Garnier qu’on connaît : Gnanmankoudji (Horny Monster Mix) 2009 « Tales of a Kleptomaniac »
Le Laurent Garnier qu’on ne reconnaît plus (et c’est pas plus mal) toujours sur le même album
C’est à l’aune de ces 2 titres qu’on peut se faire un idée du chemin parcouru et du fourmillement d’idées d’un homme qui n’a apparemment pas dit son dernier mot. Curieux, tout de même de la part de celui qui écrivait en 2002, dans son livre électrochoc, que la techno était morte. Il n’a manifestement pas voulu y croire…
Voili c’est fini !! Pour cette semaine seulement. La semaine prochaine, sélection mystère.

J’ajouterai ce WE un morceau de Laurent Garnier et Bugge Wesseltoft en impro (2002) sur The Man With The Red Face, une vraie tuerie… Il faut juste que je la retrouve
Ton article tombe, bien ! Très vite je vous parlerai de l’un de ses futurs projets, qui pour moi a énormément de sens !
Big Up to Mister Garnier, sans oublier Mr Morand !
Laurent Garnier + Bugge Wesseltoft = plusieurs collaborations bien réjouissantes et toujours au top quand il s’agit de live :
http://www.wat.tv/video/laurent-garnier-bugge-wesseltoft-ioid_h9hb_.html
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